samedi 26 juin 2021

Ca s'en va et ça revient...

L'envie n'est pas un long fleuve tranquille


C'est fait de tout petits riens, le désir. Parfois impérieux, obsédant. Parfois fragile, fugace. Parfois absent. Parce que la vie. La famille, le boulot, les tracas du quotidien, l'actualité, les angoisses, le boulot, la fatigue, le stress, la routine, le temps qui passe trop vite, le boulot, la météo et le sens du vent... C'est un fait, je souffre de bi-polarité libidineuse (et d'ergophobie). J'ai la fesse maniaco-dépressive. C'est grave Docteur ?

Non, pas vraiment. Quand le cœur n'y est pas, et cela peut s'éterniser, et bien il y a toujours le Scrabble. Ou la caïpirinha (avec peut-être une très légère préférence pour cette dernière). Mais quoiqu'il arrive, et peu importe les semaines, les mois ou les années écoulées, jamais je ne largue totalement les amarres qui me lient à cet îlot enfoui de ma sexualité. Les quelques fois où j'ai dit "plus jamais", mon inconscient s'y est refusé en loucedé, mémorisant à l'insu de mon plein gré les identifiants et mots de passe de mes blog, boite aux lettres et autres comptes sur des sites et forums dédiés. Alors que j'oublie régulièrement mon digicode !

Et puis voilà, aux prémices de l'été, avec l'irruption du soleil, des jupes et la résurgence des souvenirs des toutes premières fessées vécues en cette saison si propice, je vois refleurir mon fantasme. Sans doute parce que je suis de la mauvaise graine  qu'il est inutile d'arroser pour la voir envahir mon jardin secret aux beaux jours ! Et que je ne peux dès lors continuer d'ignorer.

Me voici donc de retour sur ces terrains connus, franchissant d'un pas timide le seuil d'une porte qui s'ouvre invariablement sur cette même idée de fessée douce-amère idéale : punitive, manuelle, déculottée, OTK. Il en découlera, au fil du temps, un flot tumultueux de jeux connexes, mais là est le commencement, la source vive de l'émoi fébrile qui m'anime depuis mon plus jeune âge et qui, je crois, m'accompagnera jusqu'au bout.

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