jeudi 11 octobre 2018

Aller à qu'on fesse


Oui, je dois le confesser, je ne suis pas une sainte. Il n'est point besoin de me pousser beaucoup pour que je retombe dans mes mauvais travers et que je fasse preuve d'espièglerie, dopée à l'euphorie des promesses de lendemains qui chantent et cédant au courage facile d'une duelliste à distance se sachant hors d'atteinte. Bref, je suis parfois malicieuse. D'aucun me dit même cabotine.

C'est indubitable, et c'est plus fort que moi. Il m'arrive, rarement, d'être possédée par le démon du bon mot et du mauvais tour. Il faut préciser aussi, à ma décharge, que je suis l'enfant d'une époque bénie et facétieuse où l'on s'exprimait assez librement et où l'on savait s'amuser. Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, adieu grand Charles, avant la fin de l'innocence et l'arrivée du SIDA, des pédophiles et tueurs en série aux quatre coins de l'hexagone, du réchauffement climatique planétaire et de la disparition annoncée et irréversible de la biodiversité... et avant surtout la mort de l'inénarrable Georges Marchais !

À ce Lui qui craint et m'accuse en filigrane d'avoir choisi de le mal lire, je ne résiste pas à la tentation de répondre, avec gourmandise, par les mots de ce monument politique avec lequel je communie sans réserve et dont la réplique culte fond dans ma bouche (mais pas dans ma main) telle une hostie

6 commentaires:

  1. Contrairement à d'aucuns, que je ne citerais pas, mais dont le nom commence par "M" et finit en "on", comme poil au con, lui au moins nous faisait rire....quel brave homme...
    Celà dit, qu'on fesse est il politiquement correct?

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    1. Je dirais même mieux : poil aux cons !
      Ce qui montre bien que je suis parfaitement incorrecte dès lors qu'il s'agit de nos hommes politiques. C'est peut-être pas votre question, oui mais c'est ma réponse !

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  2. Aller à confesse, c'est battre la coulpe...
    Aller à qu'on fesse, c'est battre la croupe...

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  3. Je me souviens, j'étais gamine et je m'énervais parce que les journalistes lui coupaient toujours la parole. C'était un scandâââle !
    Excellent sujet, ma chère, comme d'habitude.

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    1. Ce qui est un scandâââle, c'est d'associer dans un même billet une représentation religieuse, catholique, et le visage d'un illustre communiste ! Mais s'agissant d'une pirouette, pied de nez ou langue tirée, ma foi, c'était sans doute indiqué, sourire...

      Et je n'ose pas ajouter de PS à ce message, au risque de faire bondir le mort de sa tombe, pour constater que nous sommes apparemment de la même génération ;-)

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