mardi 11 septembre 2018

Le Parrain

Le poids des mots



J'ai maintes fois lu, sous la plume de clavier aussi bien de Messieurs que de demoiselles, des textes (récits, articles et commentaires de blogs, contributions sur des forums, petites annonces...) où il est fait mention de parrains. Je ne parle pas d'un parrainage où quelqu'un d'expérimenté dans le domaine de la fessée ou plus généralement BDSM prend sous son aile protectrice et bienveillante, couve de conseils tel un guide averti, et sait écouter et répondre aux questionnements de sa filleule débutante, sans qu'il y ait entre eux d'autre relation d'une nature plus charnelle et répressive. Je parle de surnom pris ou donné comme dans un jeu de rôle, souvent sur le mode régressif et infantilisant (à l'image des daddys & naughty girls d'outre-Manche). La demoiselle parlera volontiers de son parrain qui la surveille, la sermonne et la punit, Monsieur se présentera comme son parrain qui l'éduque et la maintient dans le droit chemin à force de remontrances et de corrections.

J'ai peu de goût pour ces appellations qui m'apparaissent toujours... un brin ridicules, à l'image du si commun (et souvent galvaudé) Maître. Ce n'est en aucun cas un jugement mais l'expression d'un ressenti personnel. Chacun ses goûts (et dégoûts), chacun ses choix !

Mais un/son parrain n'est pas Le Parrain ! Ce dernier, chef d'une grande famille de la mafia sicilienne, n'est pas commode, c'est là son moindre défaut. Il impose le respect par l'intimidation ou les représailles, par l'aura qu'il dégage, et réclame la soumission et l'allégeance de quiconque souhaite intégrer son clan ou bénéficier de sa protection, dans un cérémonial de cour avec baise-main ou plutôt baise-chevalière, celle-là même qui se transmet de génération en génération et constitue le signe visible de sa filiation et de sa légitimité ainsi que de son rang, comme un sceptre royal, signe inutile tant tout un chacun sait qui Il est mais de pur apparat.

The Godfather (1972), Al Pacino


The Godfather (1972), Marlon Brando


Celui-là m'inspire déjà beaucoup plus de troubles émois ! Et je me prends à rêver...
Je me présente devant Le Parrain (et non mon parrain), et je m'agenouille spontanément et lentement à ses pieds, pour Lui jurer muettement obéissance et fidélité d'un symbolique baise-main (qui, dans nos société occidentales est "un geste de courtoisie, de politesse, de respect, d'admiration ou encore de dévouement d'un homme envers une dame" exclusivement) ou, déclinaison plus féminine, par la succion d'un de ses doigts...



L'hommage ayant été accepté par Le Parrain qui, glissant sa main sous mon menton, me redresse la tête pour sceller ce pacte d'un simple échange de regards lourd de sens et de conséquences, je me pare ensuite du signe visible de mon statut, un collier d'appartenance, puis m'incline devant Lui le temps qu'il Lui plaira, jusqu'à ce qu'il me congédie.



Après ça, il ne fait aucun mystère que si je venais à rompre mes vœux et à manquer à ma parole en trahissant ses petits secrets, Le Parrain aurait recours à son arme de prédilection, la strap, et après m'avoir dument châtiée avec comme nous l'avons vu sur la première image de cet article, il saurait bien me museler et me faire taire durablement d'une manière ou d'une autre. Il ne me resterait alors plus qu'à espérer son pardon...


16 commentaires:

  1. Que dire... à part, peut-être, j'adore....

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    1. Merci Héléa 😀
      Je suis ravie que cet article très légèrement excentrique, voire loufoque (mais non dénué de fond), vous ai plu !

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  2. "Le Parrain", un monument cinématographique, s'il en est un, revu et mais pas corrigé! Je ne peux que vous féliciter de cette magnifique, version, révision, ma Chère AnonyMiss!
    Quant à la correction, elle, amplement vu et revue, n'est qu'une partie du chemin qui mène au pardon...^^

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    1. Merci cher Christo Grun, vos éloges me vont droit au cœur 😊

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  3. Dans la même veine, cette scène que vous pouvez voir sur Déculottées :

    http://deculottees.fr/2017/07/live-nude-girls/

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    1. Wow !!! J'adore 😍
      Vraiment excellent, et très, très bien fait, jusqu'à une certaine ressemblance des personnages masculins avec ceux du film original ! Je n'explore pas suffisamment le site Déculottées qui semble vraiment plein de ressources des plus inattendues, rire !
      Un immense merci à vous cher Vincent flâneur, pour ce morceau d'anthologie qui concilie fessée et humour... continuez de flâner et de me signaler ce genre de petits bijoux qui me vont si bien 🤩

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    2. J'ai même téléchargé cette petite vidéo pour être certaine de ne pas la perdre, ce serait trop dommage !
      Encore merci 😀

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  4. Je ne connaissais pas le surnom de parrain en tant que dominant...
    Très bel article et les photos de fins sont justes superbes.

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    1. Merci à Vous, chère Cléa.😚

      Je ne saurais vous renvoyer vers aucun lien pouvant vous donner la preuve concrète de ce que j'avance à propos des parrains, mais je suis certaine d'avoir déjà lu cela à plusieurs reprises, peut-être davantage dans l'univers fessée que dans le monde plus large ou plus "dur" du BDSM ou de la D/s.

      Quant aux images de cet article, elles viennent pour la plupart du Tumblr de sOphie qui regorge de photographies et GIF magnifiques et qui illustrent si bien nos troubles...

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  5. Je suis bien d'accord...La première qui m'appelle Maître se verra sévèrement sanctionnée. La punition ultime...privée de fessée....oui, je sais c'est hard, mais je me dois d'être hyper sadique quand il le faut!
    Cela dit, le parrain est un peu l'équivalent français du daddy...pas de quoi être fier..?

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    1. Alors ça, c'est bien la punition la plus sadique dont j'ai jamais entendu parler !!!

      Pour Le Parrain, je dirais qu'il est plutôt, à mes yeux, l'équivalent italien d'un baron de la drogue du cartel de Medellín. Le découpage en petits morceaux à la machette des êtres humains vivants en moins. 😱 Le glamour hollywoodien en plus.

      Quant à un parrain, oui en effet, je le vois bien comme l'équivalent du daddy, ainsi que je l'ai écrit au début de ce post ;-) Et je dois confesser un profond malaise devant toutes ces appellations suggérant un lien familial / de parenté ou assimilé de nature incestueuse entre les deux partenaires, tant la pratique de la fessée est pour moi une pratique sexuelle... même si sexe il n'y a pas forcément ! Mais chacun son trip hein, si vous aimez jouer les tontons-gâteaux, sourire ;-)

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    2. Tonton gâteau? Et pourquoi pas gâteux pendant que tu y es...!!! Je ne nies pas avoir parfois dégusté quelques dégoulinures de crème chantilly ( voire de crème ...fouettée), dans des endroits que la décence m'interdit d'expliciter, ou d'avoir rempli deux grosses coupelles avec deux jolis globes mammaires avant de rendre à leur utilisation princeps ces grandes coupelles de verre, en les remplissant de glace au chocolat au dessus des occupants inhabituels, avant de slurper...bon je m'arrête...tout ça me donne faim....
      Et pour juste te répondre, oui, on peut se poser quelques questions vis à vis des nénettes qui ont besoin de "patronymer" leur punisseur...

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    3. Rhooo, vous me connaissez bien mal, je ne me permettrais jamais une telle impertinence, rire ! Surtout quand vous vous la servez si bien vous-même ;-)

      "Et pour juste te répondre, oui, on peut se poser quelques questions vis à vis des nénettes qui ont besoin de "patronymer" leur punisseur..."
      Et... c'est grave Docteur ? Non parce que moi, j'aime bien Lui donner du Monsieur majuscule 😍, à mon punisseur. Entre ça et ma dyscalculie, Vous me mettez minable à chaque coup.

      Sur ce, à l'heure du goûter, je vous souhaite bon appétit, mais ne forcez pas trop sur la glace au chocolat garnie de chantilly, c'est mauvais pour les hanches... enfin moi c'que j'en dis !

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  6. Pas de problème, toi tu pourrais juste m'appeler Docteur, ça serait suffisant et resterait dans l'exacte vérité!

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    1. Et vous seriez entouré de votre cohorte de jeunes internes aux dents longues, pour leur apprendre les rudoiements de l'Art ? ^^ Pas sûre d'être prête à vous servir de cobaye... pas sûre du contraire non plus remarquez, rire !

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    2. Apprenez, Madame, (exceptionnellement, je Te vouvoie...) que, sauf très exceptionnelle occasion, je "travaille" toujours en solitaire....Maintenant, si tu insistes, je trouverais bien quelque jeune personne susceptible de m'accompagner le cas échéant, mais il faudra y mettre le prix....

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