mardi 25 septembre 2018

Je ne bois pas, je ne fume pas

Mais qu'est ce que je peux sucer...comme pouces !


Spéciale dédicace à Anatole et à Dominique Lavanant 😜

Sorcière, sorcière

Prends garde à ton derrière !

Qui ne connaît pas Les contes de la rue Broca, et La sorcière de la rue Mouffetard, de Pierre Gripari ? Il n'y est pas question de fessée, mais d'une vilaine sorcière du placard aux balais, hantant la maison que Monsieur Pierre vient d'acheter à un notaire peu scrupuleux qui s'est bien gardé de l'informer de la présence de l'intruse. Cette sorcière ne sort de son placard qu'à la nuit tombée, et seulement après avoir été invoquée, ou plutôt provoquée, par une petite chanson :
Sorcière, sorcière,
Prends garde à ton derrière !
Elle s'empare alors des pauvres âmes qui échouent à l'épreuve des trois vœux en ne parvenant pas à lui demander une chose impossible. La sorcière sera finalement prise à son propre piège, se transformant en grenouille à cheveux qui une fois tondue, perdra ses pouvoirs maléfiques.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

*****

© Louis Maurice Boutet de Monvel, La leçon avant le sabbat, vers 1880

Le don se transmet de générations en générations, par la lignée féminine. Chacune s'en est découverte héritière pendant l'enfance, chacune a appris seule à s'en accommoder. Aucune de celles que j'ai connues n'en a fait fond de commerce, aucune d'elles n'a cherché à le développer auprès de ses semblables. Tout juste certaines l'ont pratiqué du bout des doigts, et toujours dans le plus grand secret. Ce n'est pas un sujet de conversation qu'on aborde aux repas de famille, entre le fromage et le dessert, après que le vin a délié les langues et en présence des hommes qui, depuis deux mille ans, ont vu d'un œil mauvais l'existence et l'exercice de ces pouvoirs occultes remettre dangereusement en cause leur statut de dominants naturels et culturels. Les femmes ont autrefois payé cher le fait d'être trop libres, trop fortes, trop indépendantes, trop savantes et, ce faisant, de contester l'ordre établi. Après tout, la concurrence déloyale est sanctionnée encore aujourd'hui !

Sibylle je suis, donc, de mère en fille. Et pour un raté le week-end dernier, j'admets mériter une fessée (et pas le bûcher !). Comme ces consœurs qui, visiblement, ont été corrigées ; et si vous ne savez pas pourquoi, elles le savent. On notera sur la dernière image la présence d'un martinet sur la table ?!
N'hésitez pas à cliquer sur chaque illustration pour admirer en taille originale le travail de Christal et de Pierfes qui m'ont très gentiment prêté un coup de main et leurs talents artistiques pour retoucher les rondeurs et les couleurs de ces diablesses, et que je remercie chaleureusement.

© Albert Joseph Pénot, Départ pour le Sabbat, 1910
(retouche Christal)

© Félicien Rops, La petite sorcière, 1897
(retouche Christal)
© Antoine Wiertz, La Jeune Sorcière, 1857
(retouche Pierfes)

© Jean Morisot, titre inconnu, 1925
(retouche Pierfes)

© Les Rita Mitsouko, La sorcière et l'inquisiteur (1999)

jeudi 20 septembre 2018

Le yin et le yang


Wikipédia : Dans la philosophie chinoise, le yin et le yang sont deux catégories complémentaires, qui sont utilisées dans l'analyse de tous les phénomènes de la vie et du cosmos. Ce ne sont en rien des substances, ni des « forces » ou des « énergies » mais ce sont simplement des étiquettes pour qualifier les composantes différentes d'une dualité, en général opposées et complémentaires. Le yin et le yang n'existent pas en eux-mêmes ni hors d'une relation les liant.

 *****

J'adore cette photo et ses contrastes saisissants. Si évidemment opposés et complémentaires. Si naturellement distribués. L'homme vs la femme, le noir vs le blanc, la force vs la faiblesse, le dominant vs la soumise, l'habit vs la nudité 😍... J'aime la raideur des lignes de l'un, et la souplesse des courbes de l'autre, les gestes et attitudes maîtrisés d'un bout à l'autre et s'épousant parfaitement. 

Preuve est faite par l'image, si besoin en était, que l'homme et le femme ne sont en rien égaux - ce qui ne signifie en aucun cas qu'ils n'ont pas à être égaux en droits au regard de la loi qui ne doit pas pour autant taire ou nier les spécificités propres à chaque sexe, subtile distinction qui change tout pour qui la comprend - ils sont des opposés complémentaires réalisant, une fois réunis, un équilibre parfait. Telle est la nature de notre animale humanité. 

Cela ne m'empêche en rien de respecter chacun.e, à sa place, au regard de son propre mérite. Et cela ne m'empêche en rien, bien au contraire, d'adhérer au féminisme d'arrière-garde, non sans une admiration sans bornes pour celles qui l'ont défendu, à l'image de Simone Veil ou de Gisèle Halimi pour ne citer qu'elles, l'écriture inclusive, malgré le déplorable aperçu ci-avant, constituant un parfait contre-xemple des luttes héroïques auxquelles je ne prendrai jamais part les seins à l'air ou la bave aux lèvres telles les femen ou les chiennes de garde !

Rewind

"La patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont très doux." (proverbe persan)

Au début était l'envie. L'envie renaissante qui souffle sur des braises presque éteintes et ravive un brasier si ardent, si flamboyant, qu'elle a bien du mal à le circonscrire dans le seul âtre virtuel où elle prétend l'alimenter. Mais peut-être n'est-ce là qu'un vœu pieu qu'elle a formulé sans y croire vraiment, incapable de se duper elle-même sur le caractère équivoque de sa démarche qui la ramène en terrain connu et honni pendant de longues années. Bientôt ce feu obsédant la dévore jour et nuit, ne lui laissant plus une minute de répit, l'esprit toujours dans ses ailleurs fantasmatiques, un sourire énigmatique aux lèvres aux yeux de son entourage qui la voit jour après jour plus distraite, plus lointaine.

 

Derrière son écran, elle veille. Redécouvre comme au premier jour ses troubles émois, intacts, s'en amuse, s'émerveille, se libère, s'effarouche, tergiverse, s'emballe... Le regard irrésistiblement tourné vers ce Lui qui a capté sa pleine et entière attention comme l'hypnotiseur met en transe son sujet consentant. Elle est bel et bien ferrée et se débat inutilement au bout de sa ligne avant que d'être ramenée à la surface du réel, lors d'une rencontre qu'Il aura su provoquer à force de patience et de savoir-faire quand elle s'efforce de la repousser en déployant des trésors d'inertie et de doutes. Ce pêcheur de pécheresses qui n'aspire qu'à jouir de sa prise, corps et âme, l'éblouit autant qu'il lui inspire les plus vives inquiétudes, certaines parfaitement légitimes, tant il cultive le mystère autour de son personnage. Est-il de ceux qui, d'une main tendue sous le masque des plus aimables manières, s'empare d'un bout de doigt pour broyer le bras entier dans son engrenage infernal ?


Cette main pourtant, elle ne peut en détourner le regard. Elle sent, elle sait qu'elle s'en saisira tôt ou tard, c'est inéluctable. Ne l'a-t-elle d'ailleurs pas déjà fait ? Lui reste, chevillée au ventre, l'angoisse qu'Il ne la respecte pas, elle qui entend se livrer ainsi avec autant d'impudeur au vice et à la luxure de sa nature profonde. Suffisamment aguerrie aux pratiques psychanalytiques, elle comprend qu'il ne s'agit là que d'une projection de sa propre mésestime d'elle-même, qui l'accompagne depuis toujours et dont elle ne s'est affranchie que l'espace de quelques mois heureux, dans un tumultueux passé révolu. Elle aspire à retrouver le chemin qui, de chrysalide, aboutira à l'épanouissement de la femme qu'elle est quand elle n'étouffe pas sous la masse des innombrables strates superposées de complexes, tabous, morales, devoirs qu'elle a fait siens sous le joug d'une éducation qui ne lui a pas enseigné la confiance en soi et son droit individuel au bonheur. Cette transformation, contre laquelle son corps lutte de tout son poids, est la clé de sa reddition. Qui a déjà tourné d'un quart de tour dans la serrure de sa balance interne... Tic tac, c'est déjà l'automne et bientôt un nouveau printemps ?

© Benoît Bacou, Femme dans un cocon

 
© Tété, À la faveur de l'automne (2003)

lundi 17 septembre 2018

Citation littéraire

Un peu de culture pour prolonger la journée du patrimoine


"Un homme, dans son grenier, s'il nourrit un désir assez fort, communique de son grenier le feu au monde."
Un sens à la vie (1956), Antoine de Saint-Exupéry

samedi 15 septembre 2018

What else ?

Servir ou rougir (devise du 1er RCDD, Régiment des Compagnes Domestiquement Disciplinées)


Le café ne devait pas être de la bonne marque d'expresso, pas assez ou trop torréfié, pas assez ou trop serré, pas à la bonne température, ou mal servi (en effet, la tasse ne semble reposer sur aucune soucoupe assortie pouvant accueillir morceaux de sucre et cuillère à moka)... Ou alors Madame a-t-elle osé interrompre pour des futilités la cérémonie d'après déjeuner que Monsieur savoure religieusement en écoutant un air de musique classique ? Quoiqu'il en soit, si café bouillu café foutu, café saboté mérite fessée ! What else ?

Métronome

“Avance souplement au rythme de la nature, en accord avec elle, car ses rythmes sont parfaits. Il y a une place pour chaque chose et chaque chose y a sa place.”


J'ai toujours adoré ce parfum, cette fragrance unique reconnaissable entre mille, mélange de cuir, de terre et de bois, d'une exquise distinction, d'une folle élégance... à l'aune de cette affiche publicitaire ! Cette cravache rouge assortie à la veste des cavaliers, qu'on sent destinée à tout autre chose qu'à flatter la croupe d'un cheval, fut-il pouliche racée, n'en déplaise à Monsieur Guerlain qui le créa en hommage à l'art équestre. Cette "figure de haute voltige, reflet d'un instinct maîtrisé, raffiné, puissant" ne peut que se superposer, dans mon esprit, à l'idée que j'ai de certaine personne qui, je le devine, manie au moins aussi bien la cravache que lesdits cavaliers. Et sans doute bien d'autres instruments et leviers de cette charnelle mécanique des fluides.


*****

Nouvelle rencontre. On n'en compte plus le nombre, tout juste peut-on dire qu'ils n'en sont plus aux balbutiements de leur relation. Toutefois Monsieur en toute chose prend son temps, et pour l'heure celui d'enseigner à la demoiselle à se tenir convenablement d'équerre, nue en sa présence, attitude qu'il jauge au compas de sa très haute exigence et corrige autant de fois que la nécessité l'y oblige. Une sorte de rite d'initiation auquel l'impétrante se doit d'exceller pour accéder au statut d'apprentie et à un état d'illumination, d'ouverture et de liberté.

L'apprentissage chronologique de la liberté et de l'ouverture, comme nous l'avons vu, a d'ores et déjà commencé. Premièrement par le rasage pubien qu'elle a subi, pétrie de honte et de désir, puis qu'elle a minutieusement entretenu chez son esthéticienne par des épilations complètes. Deuxièmement par le port imposé d'un rosebud niché au cœur de ses reins, centre névralgique et symbolique du contrôle de soi et de son abandon, dans les heures qui précèdent et que durent leurs entrevues. 

Sans s'y être encore totalement accoutumée, elle apprécie les sensations que lui procurent, d'une part les frottements de sa culotte de soie sur son sexe glabre et qui lui rappellent à tout moment la fille convenable qu'elle est devenue, c’est-à-dire observable jusque dans ses plus intimes débordements. D'autre part la présence intrusive de ce bijou intime en son sein, outil destiné à la culture régulière d’un œillet dont la complète disponibilité fondera pourtant la réalité quotidienne de sa condition.


La présentation docile de cette parure à l'homme qui la possède sans, pourtant, l’avoir prise encore, reste une épreuve chaque fois renouvelée, chaque fois surmontée dans la gêne mêlée d'une égale fierté. 

Ce jour, Monsieur, sitôt l'inspection terminée, lui ordonne de se redresser et de lui faire face, tête haute, bras croisés dans le dos, mains soulevant sa jupe au creux de sa taille, culotte toujours baissée aux genoux afin de pouvoir vérifier de visu l'effet produit sur elle par l'annonce de la suite du programme : sitôt qu'il aura fini de lui énumérer le menu à la carte qu'il a concocté pour elle, elle devra se dévêtir entièrement et s'agenouiller entre ses jambes, en lui offrant sa croupe. Il extraira alors le rosebud, et présentera à sa corolle épanouie l'extrémité de l'objet posé sur un petit plateau d'argent à sa droite : un antique phallus en ivoire monté sur un manche en bois sculpté, gravé "At your service", déniché chez un brocanteur spécialisé dans les objets de curiosité.

Phallus en ivoire monté sur manche en bois tourné, gravé "At your service"

Sans que Monsieur, confortablement calé dans son fauteuil, n'ait à bouger, Mademoiselle devra, à quatre pattes, venir s'empaler d'elle-même sur ce succédané de membre viril préalablement oint d'une noisette de lubrifiant et démontrer ses progrès et sa bonne volonté en absorbant la totalité de la verge jusqu'à la garde puis en effectuant des mouvements de va-et-vient au lent tempo des coups de cravache qui s'abattront sur sa cuisse gauche, s'ouvrant à l'aller, se contractant au retour. 

Si elle venait à faillir, par manque d'hospitalité ou de rythme, l'antiquité serait rapidement remplacée par un doigt de gingembre que Monsieur est actuellement en train d'éplucher et de tailler sous ses yeux, avant de le poser dans une coupelle de porcelaine fine sur le plateau d'argent, à côté du phallus. Le délai d'action de la racine punitive étant d'une vingtaine de minutes environ, mademoiselle subirait simultanément les cinglées allègres d'une cravache beaucoup plus incisive, non plus seulement sur les cuisses mais aussi sur son cul si peu obéissant. 

vendredi 14 septembre 2018

Babette, marquise des Anges

 Je la lie, je la fouette et parfois elle passe à la casserole

S'il est un instrument dont je n'aurais sans doute jamais parlé ici (ni ailleurs d'ailleurs !) si l'on ne m'en avait pas inspiré l'idée, c'est bien celui-ci : le fouet, effrayant tant il semble réservé à une élite hors norme et marginale, adepte de pratiques des plus hard, et qui entretient une sorte de mystère autour de ce cruel serpent de cuir. Mais il ne doit pas y avoir de sujet tabou lorsque l'on aspire à s'offrir corps et âme. Cela dit, en m'en ouvrant ici à tous, l'aveu certes impudique étant moins dur à faire en public que dans le privé d'une messagerie personnelle, moins impliquant, peut-être est-ce une façon de ne m'offrir à personne ?...
 
Ai-je seulement déjà été donnée au fouet ? Grand Dieu non !
Mais l'idée m'a traversé l'esprit et a nourri certains de mes fantasmes, depuis l'enfance et ces moments inoubliables devant une télévision en noir et blanc, où je découvrais mes futures ivresses sexuelles devant Zorro, puis quelques années plus tard, Indiana Jones, deux hommes au fouet, ivresses qui m'inspiraient autant de trouble désir que d'horreur, trop consciente de l'anormalité de mes préférences et de l'immoralité de mes déviances que je devinais devoir taire au reste du monde. J'étais alors encore trop jeune pour prendre toute la mesure de cette attirance pour les jeux de fessées ou plus corsés.

Puis toute jeune adolescente, je m'émerveillais devant une énième rediffusion d'Angélique et le Sultan, dont je ne retenais qu'une seule scène : celle du fouet et d'Angélique flagellée sans ménagement sous l’œil sévère et impitoyable du Sultan ! Comme j'aurais alors aimé avoir accès à l'internet d'aujourd'hui, et en quelques clics, pouvoir me repasser en boucle ces quelques minutes, les yeux rivés à l'écran, la main distraitement occupée ailleurs...

 
© Angélique et le Sultan (1968), extrait

Le mélange explosif de domination, de désir sexuel, de châtiment corporel... me sauta au visage, et j'en ressortais éclaboussée par la certitude que ces émois là ne me quitteraient jamais plus, pas davantage que l'irrésistible attraction des charmes de l'Orient avec ses ventes aux esclaves et ses mystères de harems aux portes closes. [L'orientalisme est d'ailleurs, en peinture, mon sujet préféré.] 

Ce petit GIF me fascine, car je devine à gauche le Sultan offensé assistant à la punition d'une jeune femme, dont il a récemment fait l'acquisition au marché aux esclaves, par une de ses favorites qui procède sous son contrôle en évitant de blesser ou marquer les chairs pour ne pas dévaluer le bien de son Maître. Cette séance de fouet participe-t-elle des frappes préventives, qui visent à éteindre toutes velléités de fuite ou de rébellion que pourrait nourrir la captive, encore ignorante des bienfaits de sa nouvelle condition ?


PS : si quelqu'un connaît l'origine de cette scène, je suis très curieuse d'en savoir plus. Merci d'avance.

*****

Je me remémore parfois un autre souvenir fondateur dans mon parcours initiatique. Une autre histoire. Celle de la découverte, adolescente à peine plus âgée, de ce monde érotique particulier au travers de la lecture en cachette de mes parents d'une bande-dessinée qui narrait les déboires d'une accorte jeune femme un brin gironde, de petite noblesse, sauvée d'une mort lente sur un frêle esquif de fortune par elle investi suite au naufrage, en pleine nuit, du vaisseau qui l'emportait vers son futur époux. 

La demoiselle est repêchée en mer dans le plus simple appareil, dépouillée par la force des éléments naturels de la seule chemise de nuit qui la vêtait au moment de sa fuite et qui est partie en lambeaux aux quatre vents. Promptement hissée à bord du navire qui lui porte secours, elle se retrouve sur le pont, nue comme au jour de sa naissance, cernée par un attroupement de pirates aux regards lubriques et emplis de convoitise.

 
Elle se sent prête à défaillir lorsqu'elle entrevoit dans leurs yeux luisants de concupiscence et de vice les abus auxquels elle est promise en tant que prise de mer. Funeste présage aussitôt confirmé de vive voix par le capitaine qui la laisse face à un choix cornélien. 

Libre à elle de refuser de se soumettre et de tenter sa chance au supplice de la planche : elle finira alors ses jours, qui ne sauraient durer au-delà d'une apnée de quelques minutes, comme figure de proue sous la ligne de flottaison, chaste sirène noyée dans l'amer de ses larmes sur son destin matrimonial brisé et son hymen intact.

© Harry Fayt, Miluniel

Elle peut aussi accepter son sort et subir les tourments qu'il plaira à chaque membre de l'équipage, du premier lieutenant au dernier matelot, de lui infliger. Si la demoiselle y perd sa vertu, du moins préserve-t-elle sa vie, avec la promesse bien incertaine d'une liberté offerte à la prochaine pêche miraculeuse obligeant une autre infortunée, plus fraîche et à l’inégalable saveur de nouveauté, à la remplacer dans son service pour satisfaire les appétits insatiables de ces messieurs.

Si la jeune femme consent, le contrat qui scellera son accord sera signé sur sa peau, par les lignes écrites au moyen du fouet sur son corps offert, les bras relevés et attachés au grand-mât. Elle sera par la suite conduite à fond de cale et livrée à chacun par ordre hiérarchique pour y subir les assauts bestiaux qui la défloreront de toutes les manières possibles, lui faisant découvrir, à la faveur du savoir-faire des plus rompus aux subtilités de l'amour ou d'un membre viril plus talentueux que les autres, les miracles du plaisir jusqu'à l'orgasme, jouissance ultime qu'elle ne connaîtra jamais plus dans les bras d'un époux de son rang. 


 *****

Dans la réalité... Aïe, ça pique ! Ces deux dernières photographies, patiemment recherchées et sélectionnées, ont beau être particulièrement esthétiques et léchées, elles n'en demeurent pas moins extrêmes à mes yeux. Et je me vois mal me prêter à ce genre de pratiques qui me semblent bien trop hard pour moi. Et risquées si mal maîtrisées. Je passe mon tour et je dis : joker !

jeudi 13 septembre 2018

La leçon de piano

Faute de grives on mange des merles

N'ayant su trouver d'image pouvant illustrer une leçon de guitare ou plutôt l'idée très particulière que je me fais d'une leçon de guitare, il m'a fallu me rabattre sur une leçon de piano... Si j'ai bien une guitare à la maison, celle de feu mon grand-père, je n'ai pas de piano. Mais pour rêver, il n'est nul besoin de s'en tenir ni à la réalité ni à la matérialité. Adieu à la "Romance" en mi mineur de Jeux interdits (1952), qui me semblait pourtant plus qu'appropriée, et transposons-nous en do majeur pour se frotter à la version (simplifiée pour les débutant(e)s) de "The Entertainer" de Scott Joplin.

Dès la première leçon, il semble évident au Professeur que la demoiselle n'a pas jugé utile de s'astreindre aux exercices quotidiens qu'il lui avait pourtant recommandés afin de débuter sur des bases saines : la dilettante n'a tout bonnement pas pris la peine de faire ses gammes et a insouciamment attendu que le jour de sa leçon soit venu pour s'atteler à sa tâche sous la férule de son enseignant. Comment, dans de telles conditions, apprendre le placement des mains, acquérir le toucher et la dextérité nécessaires pour progresser ? Il n'en faut pas plus au professeur, roué à la prise en main des mauvaises élèves, pour poser aussitôt les règles de bonne conduite qu'il entend appliquer avec force et constance à la vilaine, à savoir de sévères sanctions pour tout manquement aux consignes hebdomadaires : pour cette fois, une humiliante fessée déculottée assenée au rythme du ragtime et au son des gémissement et jérémiades de la désinvolte jeune femme.


La deuxième leçon arrive la semaine suivante, qui doit permettre d'aborder la partition du morceau sélectionné en dissociant les deux portées - main droite et main gauche - sans qu'il n'ait été exigé que chacune soit apprise par cœur. Nouvelle carence, nouvelle déception, qui incite le professeur à entrer de manière plus incisive dans le vif de son négligent sujet : puisque la fessée n'a pas porté ses fruits, le répétiteur monte en grade et sort les cannes en rotin, de différentes tailles, diamètres et flexibilités, pour zébrer durablement le cul de l'étourdie, debout penchée sur le clavier qu'elle néglige tant, espérant que les traces piquantes qui devraient persister quelques jours sauront rappeler la demoiselle à ses devoirs.


Las, à la troisième leçon qui doit voir les deux mains se coordonner dans un ballet de doigts agiles et précis pour former la mélodie mondialement connue, rien n'a changé ! Monsieur hésite alors entre ficeler l'inconséquente à son instrument le temps qu'il faudra, pour qu’indéfectiblement lié à lui, elle ne puisse plus l'ignorer, et attacher la fumiste sur son instrument pour lui jouer un petit concert très privé tout en se dédommageant grassement et à sa guise de ses inutiles et considérables efforts, selon son bon plaisir...


PS : Pour ceux qui ne l'aurait pas encore remarqué, en dépit du titre trompeur, cet article n'a donc aucun rapport avec le film La Leçon de piano de Jane Campion avec les très appliqués à leur travail Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill et Anna Paquin, sorti en 1993, et qui cumula pas moins de 10 prix et 23 nominations, dont trois Oscars, un César, deux palmes au Festival de Cannes etc etc.  Ah si, il y a tout de même une histoire de piano et de cannes en commun !

mardi 11 septembre 2018

Le Parrain

Le poids des mots



J'ai maintes fois lu, sous la plume de clavier aussi bien de Messieurs que de demoiselles, des textes (récits, articles et commentaires de blogs, contributions sur des forums, petites annonces...) où il est fait mention de parrains. Je ne parle pas d'un parrainage où quelqu'un d'expérimenté dans le domaine de la fessée ou plus généralement BDSM prend sous son aile protectrice et bienveillante, couve de conseils tel un guide averti, et sait écouter et répondre aux questionnements de sa filleule débutante, sans qu'il y ait entre eux d'autre relation d'une nature plus charnelle et répressive. Je parle de surnom pris ou donné comme dans un jeu de rôle, souvent sur le mode régressif et infantilisant (à l'image des daddys & naughty girls d'outre-Manche). La demoiselle parlera volontiers de son parrain qui la surveille, la sermonne et la punit, Monsieur se présentera comme son parrain qui l'éduque et la maintient dans le droit chemin à force de remontrances et de corrections.

J'ai peu de goût pour ces appellations qui m'apparaissent toujours... un brin ridicules, à l'image du si commun (et souvent galvaudé) Maître. Ce n'est en aucun cas un jugement mais l'expression d'un ressenti personnel. Chacun ses goûts (et dégoûts), chacun ses choix !

Mais un/son parrain n'est pas Le Parrain ! Ce dernier, chef d'une grande famille de la mafia sicilienne, n'est pas commode, c'est là son moindre défaut. Il impose le respect par l'intimidation ou les représailles, par l'aura qu'il dégage, et réclame la soumission et l'allégeance de quiconque souhaite intégrer son clan ou bénéficier de sa protection, dans un cérémonial de cour avec baise-main ou plutôt baise-chevalière, celle-là même qui se transmet de génération en génération et constitue le signe visible de sa filiation et de sa légitimité ainsi que de son rang, comme un sceptre royal, signe inutile tant tout un chacun sait qui Il est mais de pur apparat.

The Godfather (1972), Al Pacino


The Godfather (1972), Marlon Brando


Celui-là m'inspire déjà beaucoup plus de troubles émois ! Et je me prends à rêver...
Je me présente devant Le Parrain (et non mon parrain), et je m'agenouille spontanément et lentement à ses pieds, pour Lui jurer muettement obéissance et fidélité d'un symbolique baise-main (qui, dans nos société occidentales est "un geste de courtoisie, de politesse, de respect, d'admiration ou encore de dévouement d'un homme envers une dame" exclusivement) ou, déclinaison plus féminine, par la succion d'un de ses doigts...



L'hommage ayant été accepté par Le Parrain qui, glissant sa main sous mon menton, me redresse la tête pour sceller ce pacte d'un simple échange de regards lourd de sens et de conséquences, je me pare ensuite du signe visible de mon statut, un collier d'appartenance, puis m'incline devant Lui le temps qu'il Lui plaira, jusqu'à ce qu'il me congédie.



Après ça, il ne fait aucun mystère que si je venais à rompre mes vœux et à manquer à ma parole en trahissant ses petits secrets, Le Parrain aurait recours à son arme de prédilection, la strap, et après m'avoir dument châtiée avec comme nous l'avons vu sur la première image de cet article, il saurait bien me museler et me faire taire durablement d'une manière ou d'une autre. Il ne me resterait alors plus qu'à espérer son pardon...


lundi 10 septembre 2018

Mignonne, allons voir si la rose

Avertissement aux lecteurs : contient des images à contenu explicitement anal

Leur relation évolue, lentement, au fil des limites chaque fois reculées, parfois difficilement surmontées et qui nécessitent d'y revenir à plusieurs reprises, tant elle lutte contre elle-même pour s'accorder le droit de se laisser aller. Chaque nouvelle rencontre apporte son lot de surprises et de découvertes, de part et d'autre, tant Monsieur sait se montrer inventif en la matière. Monsieur et elle ne cessent de s'en émouvoir et de savourer les goûts si différents de leurs plaisirs communs à l'inépuisable source, véritable confluent, de leurs envies convergentes. Ils sont encore dans l'éblouissement des premiers moments si particuliers, où l'on cherche l'autre à tâtons, où on le devine du bout des sens, du bout des doigts. Les mots sont rares, ce sont les regards et les corps qui parlent le plus, ainsi que les soupirs.

Aujourd'hui, Monsieur a un cadeau à lui offrir. Un cadeau bien spécial. Elle est si coincée, si inhibée, qu'Il n'est pas parvenu à forcer sa rosette malgré tous ses efforts et toute sa fermeté alliée à la plus grande douceur, quand Il a grand appétit d'en jouer. Aussi la petit boite qu'Il lui tend renferme-t-elle un Rosebuds® de petite taille, un bijou d'anus, presqu'une œuvre d'art de fabrication française, en acier inoxydable et bronze patiné, figurant un hibou - l'animal totem de la demoiselle qui se livre volontiers aux pratiques occultes - aux yeux sertis de cristaux Swarovski de couleur rouge Borderlien, celui-là même qui s'accorde si bien avec la couleur du Wallpaper de son blog!

Rosebuds Hiboo®

Mademoiselle ne sait trop comment réagir, et reste à défaut clouée sur place, figée dans un immobilisme proportionnel à la tempête intérieure qui l'agite. Bien sûr elle devrait le remercier, c'est la moindre des politesses quand on reçoit un présent... Oui mais, ne connaissant que trop bien la destination et l'utilité de l'objet, elle sent tous ses muscles échapper à son contrôle et bander d'un même élan dans un réflexe de défense, ses lèvres serrées ne laissant échapper une seule parole, pas même un son, ses fesses et son périnée contractés, plus durs que la muraille de Chine, obstacle qu'elle espère infranchissable sans y croire vraiment, sans le vouloir réellement. Surtout elle ne parvient à en détacher son regard, hypnotisée par les prunelles flamboyantes que l'animal darde sur elle, et peut-être plus encore par son corps qui lui paraît disproportionné ! 

Monsieur sent qu'Il doit prendre les choses en mains pour débloquer la situation. D'une voix grave, Il ne manque de lui faire le reproche de son mutisme et de son manque de reconnaissance, qui méritent bien évidemment une correction immédiate. Il dépose soigneusement la boite contenant le bijou sur le bras du canapé, puis bascule prestement la demoiselle en travers de ses cuisses pour lui administrer, cul nu, une bonne fessée. Il lui assène une volée de claques tonitruantes, alternant cette sévère punition avec des manipulations et autres massages vigoureux visant à préparer le terrain. Le tout arrosé d'un sermon sur l'obéissance, vertu cardinale, qu'Il s'applique à lui faire entendre d'une oreille attentive en la rattrapant in extremis par les cheveux lorsqu'Il la sent sur le point de s'abandonner aux prémices de la jouissance où elle se laisse peu à peu entraîner sur la pente raide et glissante de cyprine du plaisir qu'elle prend à être ainsi traitée.


Quand sa demoiselle lui semble suffisamment détendue pour la culminance des opérations, Il lui ordonne de se dévêtir tout à fait et de s'installer à quatre pattes sur le canapé, puis Il oint soigneusement l'anneau tant convoité de salive avant de tenter une première intromission digitale. La bague résiste encore à ce doigt qui prétend s'emparer d'elle et l'enfiler aussi sec. Monsieur procède à une nouvelle onction, cette fois à l'aide des sucs s'échappant du sexe ruisselant de la demoiselle qu'Il maintient par la chevelure pour qu'elle sente dans cette prise autoritaire l'étau auquel elle ne saurait échapper et qui broierait dans l’œuf toute velléité de rébellion le cas échéant. Initiative payante, qui lui permet enfin de s'introduire dans le pertuis étroit, où Il commence de lents va-et-vient de toute la longueur de son index souple et délicat.


Il progresse avec agilité, dépoyant mille précautions pour ne pas traumatiser le sphincter qui résiste encore faiblement, déjà vaincu mais refusant de rendre les armes si vite. Le majeur rejoint l'index dans son patient travail d'assouplissement du chaud fourreau, jusqu'à ne plus rencontrer aucune réticence.
 

Monsieur s'empare alors du rosebud, le trempe une première fois dans le sexe humide pour l'humecter de la sève lubrifiante de Mademoiselle qui en serait presque à réclamer la suite, reins cambrés au maximum et bassin ondulant, puis pose la pointe sur le petit trou à présent accueillant qu'Il pénètre sans difficulté d'une simple poussée. Il reprend de plus belle son petit jeu, introduisant et retirant l'objet jusqu'à ce que la demoiselle finisse par hululer sous l'effet d'un orgasme qui la secoue jusqu'au tréfonds d'elle-même.


Monsieur la laisse reprendre ses esprits et un peu de contenance, avant de la redresser pour lui énoncer une nouvelle règle : puisqu'elle se prête de si mauvaise grâce aux ambitions qu'il nourrit à l'endroit de son cul et que son anus rebelle nécessite d'être maté, elle devra dorénavant et le temps qu'il faudra se présenter à chaque rencontre ornée de ce bijou. Cela sera vérifié dès son arrivée, la demoiselle devant immédiatement abaisser sa culotte et se présenter de dos à Monsieur, debout les mains aux chevilles, afin qu'Il puisse effectuer un contrôle visuel et admirer l'éclat si particulier de cette parure qui lui sied à merveille.

dimanche 9 septembre 2018

Bas les masques !


Un joli petit gif du dimanche matin pour changer, après la messe (ou le marché pour les mécréants), et avant le traditionnel repas dominical de poulet rôti pour ne pas changer, parque jour du Seigneur ou pas, on en a aussi envie ce jour là. Et que l'exquise demoiselle, malgré son masque, ne trompe personne : on lit en elle comme dans un livre ouvert, elle aime ça. Point de fourberie d'escarpins !

Mais enfin, bas les masques tout de même : Messieurs, laissez-nous profitez de Vous, de tous nos sens pour savourer ces instants. Plonger notre regard dans le Vôtre (ou l'inverse) et nous y noyer dans un tourbillon de honte et de vice. Nous voir nous soumettre à tous vos désirs, obéir au moindre de vos commandements, nous voir dans notre absolue nudité, nous voir dans la crudité de cette exhibition de nos chairs brûlantes et gorgées de désirs... Et puis enfin, admirer le résultat de tous vos efforts, sourire !

Il se pourrait qu'en fait, je sois et une petite exhibitionniste (dans le cadre très restreint du couple, et éventuellement, fantasmatiquement, en présence d'un tiers masculin complice), et une petite voyeuse, rire ! Mais ce n'est à ce stade qu'une hypothèse...

samedi 8 septembre 2018

After-shave

Avertissement aux lecteurs : contient des images à contenu explicitement sexuel

Leur relation, commencée par de longs échanges épistolaires privés et autant de joutes publiques, se poursuit par une simple invitation à déjeuner. Histoire de se découvrir "en vrai", de s'apprivoiser du regard, de confronter leur complicité de papier à l'épreuve de la réalité et de mettre un terme au mirage le cas échéant, aussi beau fut-il : la virtualité a ses limites, et la patience du Monsieur aussi.

Ledit Monsieur n'a alors formulé qu'une seule exigence : celle du port d'une tenue correcte, impliquant celui d'une robe ou jupe et l'interdiction formelle et définitive du port du string sous peine de sanction appropriée, soit arrachage de l'étoffe interdite et privation de sous-vêtement pour le reste de la journée, ainsi qu'une fessée, sanction différée puisque les règles du jeu et le contexte l'exigent.

Mais voici qu'après cette première rencontre, qui n'a pas débordé des limites préalablement convenues pour permettre à chacun de se dérober à sa convenance tout en ménageant l'amour propre de l'autre, d'un mail définitif quoique teinté de regrets, il a mutuellement été convenu qu'une seconde aurait lieu pour solder les arriérés d'insolences et d'impertinences diverses et variées, réitérées en tellement d'occasions qu'il est bien impossible au Monsieur d'en faire le décompte exact. Une rencontre qui achève de rassurer chacun quant à la compatibilité physique des corps, de la main à la fesse et quant à la progression de leur relation sur une même longueur d'onde, en adéquation de leurs désirs et attentes respectifs.

Inévitablement, rendez-vous a été pris pour une troisième rencontre. Monsieur en a saisi l'occasion pour émettre une nouvelle règle : elle doit se présenter à Lui entièrement épilée, sexe glabre et parfaitement accessible. Plus nue que nue. Bien sûr elle a protesté : pas à son âge enfin, voyons ! Et puis ce n'est pas conseillé par les gynécologues pour l'hygiène intime, les poils jouant un rôle de barrière naturelle contre les microbes qui pourraient vouloir profiter de la chaleur et de l'humidité accueillants de cette zone, au détriment de la flore en place. Bref, hors de question. Monsieur l'a regardée, un sourcil légèrement circonflexe et frémissant : "ainsi en ai-je décidé, ainsi en sera-t-il, d'une manière ou d'une autre..." Elle a bien entendu ces points de suspension muets emplis de menaces, et elle a longuement hésité.

Le jour venu, alors qu'ils se rejoignent enfin dans l'intimité d'un appartement, derrière une porte close, le silence pesant du Monsieur qui vient de prendre place sur une chaise sans l'inviter à le suivre, laisse présager du pire. Il n'y aura pas de conversation anodine préliminaire, il n'y aura pas de verres bus autour d'une table pour détendre la tension qui la broie. Bien au contraire, Monsieur semble décidé à l'entretenir et à la porter à son paroxysme.

Il la convoque aussitôt devant lui, d'un index pointé entre ses genoux accompagné d'un simple mot, "ici". Elle, debout, mains dans le dos, s'apprête à être questionnée au sujet que l'on sait. A-t-elle cédé, a-t-elle obéi et respecté la consigne ? Mais point de question : le Monsieur soulève la robe et abaisse la culotte, pour découvrir une toison pubienne, certes peu fournie et largement échancrée, mais toujours bien présente.Elle n'ose pas émettre le moindre son, elle n'ose plus bouger, figée dans cette posture honteuse qui l'a prise en défaut ainsi qu'au dépourvu, le rouge aux joues, se mordillant nerveusement les lèvres.


Le Monsieur la toise, la regardant tour à tour dans les yeux puis dardant son regard sur son sexe infractionnel. Elle s'attend à tout... mais pas à ce qui va suivre !

Monsieur se lève, s'absente quelques secondes dans la salle de bain d'où il revient une serviette de toilette à la main, et lui ordonne alors d'aller s'asseoir sur le canapé où il a préalablement disposé le tissu éponge, en abandonnant sa culotte par terre derrière elle.  Monsieur s'attache à installer la demoiselle précisément dans la position qu'il a en tête et qui doit convenir pour la suite du programme, en l'attirant un peu à lui afin que ses fesses reposent tout juste sur le rebord, et d'une poussée sur son épaule, que son buste s'affaisse sur le dossier. Il lui relève et écarte largement les jambes, en posant les pieds de part et d'autre sur les accoudoirs.

Monsieur se recule de quelques pas pour apprécier le spectacle. Puis, apparemment satisfait de lui, s'absente de nouveau dans la salle de bain dont il revient les bras chargé d'une cuvette émaillée emplie d'eau tiède, d'un bol de savon à raser et d'un blaireau, ainsi que d'un coupe-chou. Il dispose le tout sur une table basse à proximité de son champ opératoire, puis prend confortablement place sur un tabouret, entre les cuisses de Mademoiselle qui voudrait disparaître. Et Monsieur commence à officier, toujours sans un mot, prudemment mais le geste sûr, avec une délicatesse décuplée à l'approche des zones les plus fragiles.


Monsieur a tôt fait d'en finir. Il rince, sèche grossièrement en tamponnant avec un coin de la serviette, hydrate d'une lotion after-shave sans parfum et sans alcool. Puis redresse Mademoiselle, la robe toujours relevée au-dessus de la taille. Il se met en devoir d'inspecter le travail fini, effleurant de la pulpe de ses doigts le sexe lisse à la recherche d'un poil résiduel... Et sous ce fallacieux prétexte, s'attache à forcer l’entrebâillement des lèvres déjà gonflées pour flatter le clitoris qui n'en demandait pas tant pour se réveiller tout à fait. Mademoiselle mouille, elle le sait, voudrait s'en cacher sans en avoir le moyen dans sa position. Comme elle voudrait pouvoir s'allonger et continuer à jouir de cette attention, jusqu'à l'orgasme puissant qu'elle entrevoit déjà dans la brume de plaisir qui obscurcit son esprit et altère son équilibre.


Et voilà que Monsieur, cessant brusquement son examen, la prend par la main pour la conduire dans la chambre ! Se pourrait-il qu'il lui accorde cette faveur alors même qu'elle a contrevenu à Sa loi ? En elle l'espoir grandit quand il la couche sur le lit et lui intime à nouveau l'ordre d'écarter largement les jambes...

Monsieur se saisit alors de la robe, qu'il roule au dessus des seins et dont il s'empare comme d'un poignée pour maintenir la récalcitrante fermement allongée dans cette position. Et commence à lui asséner des claques sur son sexe béant et gorgé de désir. Elle sursaute violemment à chaque impact, mais la poigne de Monsieur ne lui laisse guère espérer lui échapper. Elle maintient donc la position, partagée entre douleur et excitation, sans parler du déshonneur d'être ainsi fessée sur la chatte et exhibée dans son absolue nudité, déshonneur qui nourrit lui aussi et augmente considérablement son désir.


Quand il semble à Monsieur que la punition a porté ses fruits et que la leçon a été apprise qu'il faut toujours respecter les consignes, Il se lance dans un petit discours sur les avantages d'un sexe glabre, à commencer par le plaisir décuplé qu'il procure à sa propriétaire. Ses doigts se font alors plus caressants, plus précis, plus pénétrants. Petit discours dont le point d'orgue coïncide fort opportunément avec l'orgasme de Mademoiselle qui n'écoute de toute façon plus rien depuis longtemps !