samedi 30 juin 2018

Ça s'en va et ça revient


© Jean-Louis MEYER

Qu'est-ce qui fait que l'envie, cette envie d'être grondée-troussée-basculée-fessée-et-plus-si-affinités, s'en va... puis revient ? Mais s'en va-t-elle vraiment ? Les quelques spankers avec lesquels je m'en suis entretenue ça et là au fil de mes errances virtuelles m'ont assené cette vérité (faute de pouvoir m'asséner autre chose) : cette envie là est comme un petit animal hibernant ; elle peut décliner jusqu'à paraître avoir totalement disparu pendant certaines périodes de temps peu propices à son épanouissement, mais - la nature immuable de la chose étant bien faite - elle survit toujours à cet état léthargique en se nourrissant d'elle-même "à l'insu de son plein gré", puisant dans ses réserves fantasmatiques aussi bien que dans ses souvenirs la force de sortir de ce long sommeil aussi vive qu'avant. 

Je m'incline après m'être longtemps cabrée devant cette théorie scabreuse : ces Messieurs ont raison (pour une fois) !

Alors voilà : au grand bestiaire des jeux-de-mains-jeux-de-vilains, certaines ont des papillons dans le ventre ; pour ma part, c'est plutôt un hérisson ! Une envie à l'allure générale hésitante (j'y vais... j'y vais pas ?), qui sinue lentement sur les chemins de traverse (le temps que l'idée fasse son petit bonhomme de chemin jusqu'à l'acceptation), survit à l'hiver du désir, pique parfois un peu l'idée préconçue d'une sexualité conventionnelle avide de normalité dans sa crainte de la déviance et de la perversion. Une aventureuse qui se replie sur elle-même et se roule en boule face aux dangers, qu'il s'agisse d'une voiture roulant à 130km (ou même 80), ou d'un Monsieur peu scrupuleux n'ayant pas tout à fait compris les limites du jeu et la notion de consentement...

En conclusion, protégeons les hérissons.

vendredi 29 juin 2018

Gif du vendredi


Ah, le baisser de petite culotte blanche des vilaines filles... Messieurs, par temps de canicule, pensez à découvrir ces demoiselles ! :-p
(l'application d'un linge mouillé est également vivement recommandé)

lundi 25 juin 2018

Abonné absent

© Natasa Georgopoulou
CHAIR AFFAIRS project






Il est là. Et ailleurs... Présent, absent.

Heures trop courtes, quelques soupirs à peine...
Arrêter le temps, course folle vers un mur si près de s'abattre sur nous. Compte à rebours...
Mais je n'y pense pas, mais j'oublie, mais je ne sais rien et ne veux rien savoir de ce qui n'est pas, pas encore, pas du tout peut-être si j'y crois assez. Si seulement !...
Et je te tiens tête, juste pour te retenir quelques minutes de plus, une poignée de secondes d'éternité...
Après. Tu me montreras ta main en souriant, politesse du désespoir... Toi et moi, chacun derrière son masque, feignant d'ignorer cette chose plus forte que nous, plus forte que toi mon beau, mon fort, mon Shaft, et dont tu crèves, et dont je crève aussi. Premiers soins... Vivre vite et en silence puisque tout est déjà dit et que tout est déjà joué !

Tu es là. Et ailleurs. Absent, définitivement. Tous les matins du monde...

Il y a les matins où le café semble plus amer...
Il y a les matins où il n'y a plus quelque part, quelqu'un...
Il y a les matins sans horizon...
Il y a les matins naufrages...
Il y a les matins qui semblent une nuit sans fin...
Il y a les matins de trop...
Il y a les matins en noir et blanc...
Il y a les matins à quoi bon ?...
Il y a les matins atones, aphones...
Il y a les matins dans l'ombre du souvenir...

Il y a, tous les matins du monde, "Je vous aime"...
"Je vous aime".

Il n'y a pas un matin sans toi.