jeudi 20 septembre 2018

Le yin et le yang


Wikipédia : Dans la philosophie chinoise, le yin et le yang sont deux catégories complémentaires, qui sont utilisées dans l'analyse de tous les phénomènes de la vie et du cosmos. Ce ne sont en rien des substances, ni des « forces » ou des « énergies » mais ce sont simplement des étiquettes pour qualifier les composantes différentes d'une dualité, en général opposées et complémentaires. Le yin et le yang n'existent pas en eux-mêmes ni hors d'une relation les liant.

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J'adore cette photo et ses contrastes saisissants. Si évidemment opposés et complémentaires. Si naturellement distribués. L'homme vs la femme, le noir vs le blanc, la force vs la faiblesse, le dominant vs la soumise, l'habit vs la nudité 😍... J'aime la raideur des lignes de l'un, et la souplesse des courbes de l'autre, les gestes et attitudes maîtrisés d'un bout à l'autre et s'épousant parfaitement. 

Preuve est faite par l'image, si besoin en était, que l'homme et le femme ne sont en rien égaux - ce qui ne signifie en aucun cas qu'ils n'ont pas à être égaux en droits au regard de la loi qui ne doit pas pour autant taire ou nier les spécificités propres à chaque sexe, subtile distinction qui change tout pour qui la comprend - ils sont des opposés complémentaires réalisant, une fois réunis, un équilibre parfait. Telle est la nature de notre animale humanité. 

Cela ne m'empêche en rien de respecter chacun.e, à sa place, au regard de son propre mérite. Et cela ne m'empêche en rien, bien au contraire, d'adhérer au féminisme d'arrière-garde, non sans une admiration sans bornes pour celles qui l'ont défendu, à l'image de Simone Veil ou de Gisèle Halimi pour ne citer qu'elles, l'écriture inclusive, malgré le déplorable aperçu ci-avant, constituant un parfait contre-xemple des luttes héroïques auxquelles je ne prendrai jamais part les seins à l'air ou la bave aux lèvres telles les femen ou les chiennes de garde !

Rewind

"La patience est un arbre dont la racine est amère, et dont les fruits sont très doux." (proverbe persan)

Au début était l'envie. L'envie renaissante qui souffle sur des braises presque éteintes et ravive un brasier si ardent, si flamboyant, qu'elle a bien du mal à le circonscrire dans le seul âtre virtuel où elle prétend l'alimenter. Mais peut-être n'est-ce là qu'un vœu pieu qu'elle a formulé sans y croire vraiment, incapable de se duper elle-même sur le caractère équivoque de sa démarche qui la ramène en terrain connu et honni pendant de longues années. Bientôt ce feu obsédant la dévore jour et nuit, ne lui laissant plus une minute de répit, l'esprit toujours dans ses ailleurs fantasmatiques, un sourire énigmatique aux lèvres aux yeux de son entourage qui la voit jour après jour plus distraite, plus lointaine.

 

Derrière son écran, elle veille. Redécouvre comme au premier jour ses troubles émois, intacts, s'en amuse, s'émerveille, se libère, s'effarouche, tergiverse, s'emballe... Le regard irrésistiblement tourné vers ce Lui qui a capté sa pleine et entière attention comme l'hypnotiseur met en transe son sujet consentant. Elle est bel et bien ferrée et se débat inutilement au bout de sa ligne avant que d'être ramenée à la surface du réel, lors d'une rencontre qu'Il aura su provoquer à force de patience et de savoir-faire quand elle s'efforce de la repousser en déployant des trésors d'inertie et de doutes. Ce pêcheur de pécheresses qui n'aspire qu'à jouir de sa prise, corps et âme, l'éblouit autant qu'il lui inspire les plus vives inquiétudes, certaines parfaitement légitimes, tant il cultive le mystère autour de son personnage. Est-il de ceux qui, d'une main tendue sous le masque des plus aimables manières, s'empare d'un bout de doigt pour broyer le bras entier dans son engrenage infernal ?


Cette main pourtant, elle ne peut en détourner le regard. Elle sent, elle sait qu'elle s'en saisira tôt ou tard, c'est inéluctable. Ne l'a-t-elle d'ailleurs pas déjà fait ? Lui reste, chevillée au ventre, l'angoisse qu'Il ne la respecte pas, elle qui entend se livrer ainsi avec autant d'impudeur au vice et à la luxure de sa nature profonde. Suffisamment aguerrie aux pratiques psychanalytiques, elle comprend qu'il ne s'agit là que d'une projection de sa propre mésestime d'elle-même, qui l'accompagne depuis toujours et dont elle ne s'est affranchie que l'espace de quelques mois heureux, dans un tumultueux passé révolu. Elle aspire à retrouver le chemin qui, de chrysalide, aboutira à l'épanouissement de la femme qu'elle est quand elle n'étouffe pas sous la masse des innombrables strates superposées de complexes, tabous, morales, devoirs qu'elle a fait siens sous le joug d'une éducation qui ne lui a pas enseigné la confiance en soi et son droit individuel au bonheur. Cette transformation, contre laquelle son corps lutte de tout son poids, est la clé de sa reddition. Qui a déjà tourné d'un quart de tour dans la serrure de sa balance interne... Tic tac, c'est déjà l'automne et bientôt un nouveau printemps ?

© Benoît Bacou, Femme dans un cocon

 
© Tété, À la faveur de l'automne (2003)

lundi 17 septembre 2018

Citation littéraire

Un peu de culture pour prolonger la journée du patrimoine


"Un homme, dans son grenier, s'il nourrit un désir assez fort, communique de son grenier le feu au monde."
Un sens à la vie (1956), Antoine de Saint-Exupéry

samedi 15 septembre 2018

What else ?

Servir ou rougir (devise du 1er RCDD, Régiment des Compagnes Domestiquement Disciplinées)


Le café ne devait pas être de la bonne marque d'expresso, pas assez ou trop torréfié, pas assez ou trop serré, pas à la bonne température, ou mal servi (en effet, la tasse ne semble reposer sur aucune soucoupe assortie pouvant accueillir morceaux de sucre et cuillère à moka)... Ou alors Madame a-t-elle osé interrompre pour des futilités la cérémonie d'après déjeuner que Monsieur savoure religieusement en écoutant un air de musique classique ? Quoiqu'il en soit, si café bouillu café foutu, café saboté mérite fessée ! What else ?

Métronome

“Avance souplement au rythme de la nature, en accord avec elle, car ses rythmes sont parfaits. Il y a une place pour chaque chose et chaque chose y a sa place.”


J'ai toujours adoré ce parfum, cette fragrance unique reconnaissable entre mille, mélange de cuir, de terre et de bois, d'une exquise distinction, d'une folle élégance... à l'aune de cette affiche publicitaire ! Cette cravache rouge assortie à la veste des cavaliers, qu'on sent destinée à tout autre chose qu'à flatter la croupe d'un cheval, fut-il pouliche racée, n'en déplaise à Monsieur Guerlain qui le créa en hommage à l'art équestre. Cette "figure de haute voltige, reflet d'un instinct maîtrisé, raffiné, puissant" ne peut que se superposer, dans mon esprit, à l'idée que j'ai de certaine personne qui, je le devine, manie au moins aussi bien la cravache que lesdits cavaliers. Et sans doute bien d'autres instruments et leviers de cette charnelle mécanique des fluides.


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Nouvelle rencontre. On n'en compte plus le nombre, tout juste peut-on dire qu'ils n'en sont plus aux balbutiements de leur relation. Toutefois Monsieur en toute chose prend son temps, et pour l'heure celui d'enseigner à la demoiselle à se tenir convenablement d'équerre, nue en sa présence, attitude qu'il jauge au compas de sa très haute exigence et corrige autant de fois que la nécessité l'y oblige. Une sorte de rite d'initiation auquel l'impétrante se doit d'exceller pour accéder au statut d'apprentie et à un état d'illumination, d'ouverture et de liberté.

L'apprentissage chronologique de la liberté et de l'ouverture, comme nous l'avons vu, a d'ores et déjà commencé. Premièrement par le rasage pubien qu'elle a subi, pétrie de honte et de désir, puis qu'elle a minutieusement entretenu chez son esthéticienne par des épilations complètes. Deuxièmement par le port imposé d'un rosebud niché au cœur de ses reins, centre névralgique et symbolique du contrôle de soi et de son abandon, dans les heures qui précèdent et que durent leurs entrevues. 

Sans s'y être encore totalement accoutumée, elle apprécie les sensations que lui procurent, d'une part les frottements de sa culotte de soie sur son sexe glabre et qui lui rappellent à tout moment la fille convenable qu'elle est devenue, c’est-à-dire observable jusque dans ses plus intimes débordements. D'autre part la présence intrusive de ce bijou intime en son sein, outil destiné à la culture régulière d’un œillet dont la complète disponibilité fondera pourtant la réalité quotidienne de sa condition.


La présentation docile de cette parure à l'homme qui la possède sans, pourtant, l’avoir prise encore, reste une épreuve chaque fois renouvelée, chaque fois surmontée dans la gêne mêlée d'une égale fierté. 

Ce jour, Monsieur, sitôt l'inspection terminée, lui ordonne de se redresser et de lui faire face, tête haute, bras croisés dans le dos, mains soulevant sa jupe au creux de sa taille, culotte toujours baissée aux genoux afin de pouvoir vérifier de visu l'effet produit sur elle par l'annonce de la suite du programme : sitôt qu'il aura fini de lui énumérer le menu à la carte qu'il a concocté pour elle, elle devra se dévêtir entièrement et s'agenouiller entre ses jambes, en lui offrant sa croupe. Il extraira alors le rosebud, et présentera à sa corolle épanouie l'extrémité de l'objet posé sur un petit plateau d'argent à sa droite : un antique phallus en ivoire monté sur un manche en bois sculpté, gravé "At your service", déniché chez un brocanteur spécialisé dans les objets de curiosité.

Phallus en ivoire monté sur manche en bois tourné, gravé "At your service"

Sans que Monsieur, confortablement calé dans son fauteuil, n'ait à bouger, Mademoiselle devra, à quatre pattes, venir s'empaler d'elle-même sur ce succédané de membre viril préalablement oint d'une noisette de lubrifiant et démontrer ses progrès et sa bonne volonté en absorbant la totalité de la verge jusqu'à la garde puis en effectuant des mouvements de va-et-vient au lent tempo des coups de cravache qui s'abattront sur sa cuisse gauche, s'ouvrant à l'aller, se contractant au retour. 

Si elle venait à faillir, par manque d'hospitalité ou de rythme, l'antiquité serait rapidement remplacée par un doigt de gingembre que Monsieur est actuellement en train d'éplucher et de tailler sous ses yeux, avant de le poser dans une coupelle de porcelaine fine sur le plateau d'argent, à côté du phallus. Le délai d'action de la racine punitive étant d'une vingtaine de minutes environ, mademoiselle subirait simultanément les cinglées allègres d'une cravache beaucoup plus incisive, non plus seulement sur les cuisses mais aussi sur son cul si peu obéissant. 

vendredi 14 septembre 2018

Babette, marquise des Anges

 Je la lie, je la fouette et parfois elle passe à la casserole

S'il est un instrument dont je n'aurais sans doute jamais parlé ici (ni ailleurs d'ailleurs !) si l'on ne m'en avait pas inspiré l'idée, c'est bien celui-ci : le fouet, effrayant tant il semble réservé à une élite hors norme et marginale, adepte de pratiques des plus hard, et qui entretient une sorte de mystère autour de ce cruel serpent de cuir. Mais il ne doit pas y avoir de sujet tabou lorsque l'on aspire à s'offrir corps et âme. Cela dit, en m'en ouvrant ici à tous, l'aveu certes impudique étant moins dur à faire en public que dans le privé d'une messagerie personnelle, moins impliquant, peut-être est-ce une façon de ne m'offrir à personne ?...
 
Ai-je seulement déjà été donnée au fouet ? Grand Dieu non !
Mais l'idée m'a traversé l'esprit et a nourri certains de mes fantasmes, depuis l'enfance et ces moments inoubliables devant une télévision en noir et blanc, où je découvrais mes futures ivresses sexuelles devant Zorro, puis quelques années plus tard, Indiana Jones, deux hommes au fouet, ivresses qui m'inspiraient autant de trouble désir que d'horreur, trop consciente de l'anormalité de mes préférences et de l'immoralité de mes déviances que je devinais devoir taire au reste du monde. J'étais alors encore trop jeune pour prendre toute la mesure de cette attirance pour les jeux de fessées ou plus corsés.

Puis toute jeune adolescente, je m'émerveillais devant une énième rediffusion d'Angélique et le Sultan, dont je ne retenais qu'une seule scène : celle du fouet et d'Angélique flagellée sans ménagement sous l’œil sévère et impitoyable du Sultan ! Comme j'aurais alors aimé avoir accès à l'internet d'aujourd'hui, et en quelques clics, pouvoir me repasser en boucle ces quelques minutes, les yeux rivés à l'écran, la main distraitement occupée ailleurs...

 
© Angélique et le Sultan (1968), extrait

Le mélange explosif de domination, de désir sexuel, de châtiment corporel... me sauta au visage, et j'en ressortais éclaboussée par la certitude que ces émois là ne me quitteraient jamais plus, pas davantage que l'irrésistible attraction des charmes de l'Orient avec ses ventes aux esclaves et ses mystères de harems aux portes closes. [L'orientalisme est d'ailleurs, en peinture, mon sujet préféré.] 

Ce petit GIF me fascine, car je devine à gauche le Sultan offensé assistant à la punition d'une jeune femme, dont il a récemment fait l'acquisition au marché aux esclaves, par une de ses favorites qui procède sous son contrôle en évitant de blesser ou marquer les chairs pour ne pas dévaluer le bien de son Maître. Cette séance de fouet participe-t-elle des frappes préventives, qui visent à éteindre toutes velléités de fuite ou de rébellion que pourrait nourrir la captive, encore ignorante des bienfaits de sa nouvelle condition ?


PS : si quelqu'un connaît l'origine de cette scène, je suis très curieuse d'en savoir plus. Merci d'avance.

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Je me remémore parfois un autre souvenir fondateur dans mon parcours initiatique. Une autre histoire. Celle de la découverte, adolescente à peine plus âgée, de ce monde érotique particulier au travers de la lecture en cachette de mes parents d'une bande-dessinée qui narrait les déboires d'une accorte jeune femme un brin gironde, de petite noblesse, sauvée d'une mort lente sur un frêle esquif de fortune par elle investi suite au naufrage, en pleine nuit, du vaisseau qui l'emportait vers son futur époux. 

La demoiselle est repêchée en mer dans le plus simple appareil, dépouillée par la force des éléments naturels de la seule chemise de nuit qui la vêtait au moment de sa fuite et qui est partie en lambeaux aux quatre vents. Promptement hissée à bord du navire qui lui porte secours, elle se retrouve sur le pont, nue comme au jour de sa naissance, cernée par un attroupement de pirates aux regards lubriques et emplis de convoitise.

 
Elle se sent prête à défaillir lorsqu'elle entrevoit dans leurs yeux luisants de concupiscence et de vice les abus auxquels elle est promise en tant que prise de mer. Funeste présage aussitôt confirmé de vive voix par le capitaine qui la laisse face à un choix cornélien. 

Libre à elle de refuser de se soumettre et de tenter sa chance au supplice de la planche : elle finira alors ses jours, qui ne sauraient durer au-delà d'une apnée de quelques minutes, comme figure de proue sous la ligne de flottaison, chaste sirène noyée dans l'amer de ses larmes sur son destin brisé et son hymen intact.

© Harry Fayt, Miluniel

Elle peut aussi accepter son sort et subir les tourments qu'il plaira à chaque membre de l'équipage, du premier lieutenant au dernier matelot, de lui infliger. Si la demoiselle y perd sa vertu, du moins préserve-t-elle sa vie, avec la promesse bien incertaine d'une liberté offerte à la prochaine pêche miraculeuse obligeant une autre infortunée, plus fraîche et à l’irremplaçable saveur de nouveauté, à la remplacer dans son service pour satisfaire les appétits insatiables de ces messieurs.

Si la jeune femme consent, le contrat qui scellera son accord sera signé sur sa peau, par les lignes écrites au moyen du fouet sur son corps offert, les bras relevés et attachés au grand-mât. Elle sera par la suite conduite à fond de cale et livrée à chacun par ordre hiérarchique pour y subir les assauts bestiaux qui la défloreront de toutes les manières possibles, lui faisant découvrir, à la faveur du savoir-faire des plus rompus aux subtilités de l'amour ou d'un membre viril plus talentueux que les autres, les miracles du plaisir jusqu'à l'orgasme, jouissance ultime qu'elle ne connaîtra jamais plus dans les bras d'un époux de son rang. 


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Dans la réalité... Aïe, ça pique ! Ces deux dernières photographies, patiemment recherchées et sélectionnées, ont beau être particulièrement esthétiques et léchées, elles n'en demeurent pas moins extrêmes à mes yeux. Et je me vois mal me prêter à ce genre de pratiques qui me semblent bien trop hard pour moi. Et risquées si mal maîtrisées. Je passe mon tour et je dis : joker !

jeudi 13 septembre 2018

La leçon de piano

Faute de grives on mange des merles

N'ayant su trouver d'image pouvant illustrer une leçon de guitare ou plutôt l'idée très particulière que je me fais d'une leçon de guitare, il m'a fallu me rabattre sur une leçon de piano... Si j'ai bien une guitare à la maison, celle de feu mon grand-père, je n'ai pas de piano. Mais pour rêver, il n'est nul besoin de s'en tenir ni à la réalité ni à la matérialité. Adieu à la "Romance" en mi mineur de Jeux interdits (1952), qui me semblait pourtant plus qu'appropriée, et transposons-nous en do majeur pour se frotter à la version (simplifiée pour les débutant(e)s) de "The Entertainer" de Scott Joplin.

Dès la première leçon, il semble évident au Professeur que la demoiselle n'a pas jugé utile de s'astreindre aux exercices quotidiens qu'il lui avait pourtant recommandés afin de débuter sur des bases saines : la dilettante n'a tout bonnement pas pris la peine de faire ses gammes et a insouciamment attendu que le jour de sa leçon soit venu pour s'atteler à sa tâche sous la férule de son enseignant. Comment, dans de telles conditions, apprendre le placement des mains, acquérir le toucher et la dextérité nécessaires pour progresser ? Il n'en faut pas plus au professeur, roué à la prise en main des mauvaises élèves, pour poser aussitôt les règles de bonne conduite qu'il entend appliquer avec force et constance à la vilaine, à savoir de sévères sanctions pour tout manquement aux consignes hebdomadaires : pour cette fois, une humiliante fessée déculottée assenée au rythme du ragtime et au son des gémissement et jérémiades de la désinvolte jeune femme.


La deuxième leçon arrive la semaine suivante, qui doit permettre d'aborder la partition du morceau sélectionné en dissociant les deux portées - main droite et main gauche - sans qu'il n'ait été exigé que chacune soit apprise par cœur. Nouvelle carence, nouvelle déception, qui incite le professeur à entrer de manière plus incisive dans le vif de son négligent sujet : puisque la fessée n'a pas porté ses fruits, le répétiteur monte en grade et sort les cannes en rotin, de différentes tailles, diamètres et flexibilités, pour zébrer durablement le cul de l'étourdie, debout penchée sur le clavier qu'elle néglige tant, espérant que les traces piquantes qui devraient persister quelques jours sauront rappeler la demoiselle à ses devoirs.


Las, à la troisième leçon qui doit voir les deux mains se coordonner dans un ballet de doigts agiles et précis pour former la mélodie mondialement connue, rien n'a changé ! Monsieur hésite alors entre ficeler l'inconséquente à son instrument le temps qu'il faudra, pour qu’indéfectiblement lié à lui, elle ne puisse plus l'ignorer, et attacher la fumiste sur son instrument pour lui jouer un petit concert très privé tout en se dédommageant grassement et à sa guise de ses inutiles et considérables efforts, selon son bon plaisir...


PS : Pour ceux qui ne l'aurait pas encore remarqué, en dépit du titre trompeur, cet article n'a donc aucun rapport avec le film La Leçon de piano de Jane Campion avec les très appliqués à leur travail Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill et Anna Paquin, sorti en 1993, et qui cumula pas moins de 10 prix et 23 nominations, dont trois Oscars, un César, deux palmes au Festival de Cannes etc etc.  Ah si, il y a tout de même une histoire de piano et de cannes en commun !

mardi 11 septembre 2018

Le Parrain

Le poids des mots



J'ai maintes fois lu, sous la plume de clavier aussi bien de Messieurs que de demoiselles, des textes (récits, articles et commentaires de blogs, contributions sur des forums, petites annonces...) où il est fait mention de parrains. Je ne parle pas d'un parrainage où quelqu'un d'expérimenté dans le domaine de la fessée ou plus généralement BDSM prend sous son aile protectrice et bienveillante, couve de conseils tel un guide averti, et sait écouter et répondre aux questionnements de sa filleule débutante, sans qu'il y ait entre eux d'autre relation d'une nature plus charnelle et répressive. Je parle de surnom pris ou donné comme dans un jeu de rôle, souvent sur le mode régressif et infantilisant (à l'image des daddys & naughty girls d'outre-Manche). La demoiselle parlera volontiers de son parrain qui la surveille, la sermonne et la punit, Monsieur se présentera comme son parrain qui l'éduque et la maintient dans le droit chemin à force de remontrances et de corrections.

J'ai peu de goût pour ces appellations qui m'apparaissent toujours... un brin ridicules, à l'image du si commun (et souvent galvaudé) Maître. Ce n'est en aucun cas un jugement mais l'expression d'un ressenti personnel. Chacun ses goûts (et dégoûts), chacun ses choix !

Mais un/son parrain n'est pas Le Parrain ! Ce dernier, chef d'une grande famille de la mafia sicilienne, n'est pas commode, c'est là son moindre défaut. Il impose le respect par l'intimidation ou les représailles, par l'aura qu'il dégage, et réclame la soumission et l'allégeance de quiconque souhaite intégrer son clan ou bénéficier de sa protection, dans un cérémonial de cour avec baise-main ou plutôt baise-chevalière, celle-là même qui se transmet de génération en génération et constitue le signe visible de sa filiation et de sa légitimité ainsi que de son rang, comme un sceptre royal, signe inutile tant tout un chacun sait qui Il est mais de pur apparat.

The Godfather (1972), Al Pacino


The Godfather (1972), Marlon Brando


Celui-là m'inspire déjà beaucoup plus de troubles émois ! Et je me prends à rêver...
Je me présente devant Le Parrain (et non mon parrain), et je m'agenouille spontanément et lentement à ses pieds, pour Lui jurer muettement obéissance et fidélité d'un symbolique baise-main (qui, dans nos société occidentales est "un geste de courtoisie, de politesse, de respect, d'admiration ou encore de dévouement d'un homme envers une dame" exclusivement) ou, déclinaison plus féminine, par la succion d'un de ses doigts...



L'hommage ayant été accepté par Le Parrain qui, glissant sa main sous mon menton, me redresse la tête pour sceller ce pacte d'un simple échange de regards lourd de sens et de conséquences, je me pare ensuite du signe visible de mon statut, un collier d'appartenance, puis m'incline devant Lui le temps qu'il Lui plaira, jusqu'à ce qu'il me congédie.



Après ça, il ne fait aucun mystère que si je venais à rompre mes vœux et à manquer à ma parole en trahissant ses petits secrets, Le Parrain aurait recours à son arme de prédilection, la strap, et après m'avoir dument châtiée avec comme nous l'avons vu sur la première image de cet article, il saurait bien me museler et me faire taire durablement d'une manière ou d'une autre. Il ne me resterait alors plus qu'à espérer son pardon...


lundi 10 septembre 2018

Mignonne, allons voir si la rose

Avertissement aux lecteurs : contient des images à contenu explicitement anal

Leur relation évolue, lentement, au fil des limites chaque fois reculées, parfois difficilement surmontées et qui nécessitent d'y revenir à plusieurs reprises, tant elle lutte contre elle-même pour s'accorder le droit de se laisser aller. Chaque nouvelle rencontre apporte son lot de surprises et de découvertes, de part et d'autre, tant Monsieur sait se montrer inventif en la matière. Monsieur et elle ne cessent de s'en émouvoir et de savourer les goûts si différents de leurs plaisirs communs à l'inépuisable source, véritable confluent, de leurs envies convergentes. Ils sont encore dans l'éblouissement des premiers moments si particuliers, où l'on cherche l'autre à tâtons, où on le devine du bout des sens, du bout des doigts. Les mots sont rares, ce sont les regards et les corps qui parlent le plus, ainsi que les soupirs.

Aujourd'hui, Monsieur a un cadeau à lui offrir. Un cadeau bien spécial. Elle est si coincée, si inhibée, qu'Il n'est pas parvenu à forcer sa rosette malgré tous ses efforts et toute sa fermeté alliée à la plus grande douceur, quand Il a grand appétit d'en jouer. Aussi la petit boite qu'Il lui tend renferme-t-elle un Rosebuds® de petite taille, un bijou d'anus, presqu'une œuvre d'art de fabrication française, en acier inoxydable et bronze patiné, figurant un hibou - l'animal totem de la demoiselle qui se livre volontiers aux pratiques occultes - aux yeux sertis de cristaux Swarovski de couleur rouge Borderlien, celui-là même qui s'accorde si bien avec la couleur du Wallpaper de son blog!

Rosebuds Hiboo®

Mademoiselle ne sait trop comment réagir, et reste à défaut clouée sur place, figée dans un immobilisme proportionnel à la tempête intérieure qui l'agite. Bien sûr elle devrait le remercier, c'est la moindre des politesses quand on reçoit un présent... Oui mais, ne connaissant que trop bien la destination et l'utilité de l'objet, elle sent tous ses muscles échapper à son contrôle et bander d'un même élan dans un réflexe de défense, ses lèvres serrées ne laissant échapper une seule parole, pas même un son, ses fesses et son périnée contractés, plus durs que la muraille de Chine, obstacle qu'elle espère infranchissable sans y croire vraiment, sans le vouloir réellement. Surtout elle ne parvient à en détacher son regard, hypnotisée par les prunelles flamboyantes que l'animal darde sur elle, et peut-être plus encore par son corps qui lui paraît disproportionné ! 

Monsieur sent qu'Il doit prendre les choses en mains pour débloquer la situation. D'une voix grave, Il ne manque de lui faire le reproche de son mutisme et de son manque de reconnaissance, qui méritent bien évidemment une correction immédiate. Il dépose soigneusement la boite contenant le bijou sur le bras du canapé, puis bascule prestement la demoiselle en travers de ses cuisses pour lui administrer, cul nu, une bonne fessée. Il lui assène une volée de claques tonitruantes, alternant cette sévère punition avec des manipulations et autres massages vigoureux visant à préparer le terrain. Le tout arrosé d'un sermon sur l'obéissance, vertu cardinale, qu'Il s'applique à lui faire entendre d'une oreille attentive en la rattrapant in extremis par les cheveux lorsqu'Il la sent sur le point de s'abandonner aux prémices de la jouissance où elle se laisse peu à peu entraîner sur la pente raide et glissante de cyprine du plaisir qu'elle prend à être ainsi traitée.


Quand sa demoiselle lui semble suffisamment détendue pour la culminance des opérations, Il lui ordonne de se dévêtir tout à fait et de s'installer à quatre pattes sur le canapé, puis Il oint soigneusement l'anneau tant convoité de salive avant de tenter une première intromission digitale. La bague résiste encore à ce doigt qui prétend s'emparer d'elle et l'enfiler aussi sec. Monsieur procède à une nouvelle onction, cette fois à l'aide des sucs s'échappant du sexe ruisselant de la demoiselle qu'Il maintient par la chevelure pour qu'elle sente dans cette prise autoritaire l'étau auquel elle ne saurait échapper et qui broierait dans l’œuf toute velléité de rébellion le cas échéant. Initiative payante, qui lui permet enfin de s'introduire dans le pertuis étroit, où Il commence de lents va-et-vient de toute la longueur de son index souple et délicat.


Il progresse avec agilité, dépoyant mille précautions pour ne pas traumatiser le sphincter qui résiste encore faiblement, déjà vaincu mais refusant de rendre les armes si vite. Le majeur rejoint l'index dans son patient travail d'assouplissement du chaud fourreau, jusqu'à ne plus rencontrer aucune réticence.
 

Monsieur s'empare alors du rosebud, le trempe une première fois dans le sexe humide pour l'humecter de la sève lubrifiante de Mademoiselle qui en serait presque à réclamer la suite, reins cambrés au maximum et bassin ondulant, puis pose la pointe sur le petit trou à présent accueillant qu'Il pénètre sans difficulté d'une simple poussée. Il reprend de plus belle son petit jeu, introduisant et retirant l'objet jusqu'à ce que la demoiselle finisse par hululer sous l'effet d'un orgasme qui la secoue jusqu'au tréfonds d'elle-même.


Monsieur la laisse reprendre ses esprits et un peu de contenance, avant de la redresser pour lui énoncer une nouvelle règle : puisqu'elle se prête de si mauvaise grâce aux ambitions qu'il nourrit à l'endroit de son cul et que son anus rebelle nécessite d'être maté, elle devra dorénavant et le temps qu'il faudra se présenter à chaque rencontre ornée de ce bijou. Cela sera vérifié dès son arrivée, la demoiselle devant immédiatement abaisser sa culotte et se présenter de dos à Monsieur, debout les mains aux chevilles, afin qu'Il puisse effectuer un contrôle visuel et admirer l'éclat si particulier de cette parure qui lui sied à merveille.

dimanche 9 septembre 2018

Bas les masques !


Un joli petit gif du dimanche matin pour changer, après la messe (ou le marché pour les mécréants), et avant le traditionnel repas dominical de poulet rôti pour ne pas changer, parque jour du Seigneur ou pas, on en a aussi envie ce jour là. Et que l'exquise demoiselle, malgré son masque, ne trompe personne : on lit en elle comme dans un livre ouvert, elle aime ça. Point de fourberie d'escarpins !

Mais enfin, bas les masques tout de même : Messieurs, laissez-nous profitez de Vous, de tous nos sens pour savourer ces instants. Plonger notre regard dans le Vôtre (ou l'inverse) et nous y noyer dans un tourbillon de honte et de vice. Nous voir nous soumettre à tous vos désirs, obéir au moindre de vos commandements, nous voir dans notre absolue nudité, nous voir dans la crudité de cette exhibition de nos chairs brûlantes et gorgées de désirs... Et puis enfin, admirer le résultat de tous vos efforts, sourire !

Il se pourrait qu'en fait, je sois et une petite exhibitionniste (dans le cadre très restreint du couple, et éventuellement, fantasmatiquement, en présence d'un tiers masculin complice), et une petite voyeuse, rire ! Mais ce n'est à ce stade qu'une hypothèse...