samedi 21 juillet 2018

L'élégance à la française



Lingerie Le Boudoir de Marie ® de Marie Cazenave

Des culottes volantées en soie crème et toile de Jouy coquine rouge, délicatement agrémentées de petits nœuds ? J'en ai rêvé, le Boudoir de Marie l'a fait. 55 euros la culotte, ce n'est pas donné, mais je ne peux décemment m'en passer ! Question de style : le souci du détail est un signe d'élégance, et ce n'est pas donné à toute les bloggeuses de la spankosphère de pouvoir assortir sa culotte avec son papier peint.

[Avertissement aux lecteurs : mode mauvaise foi on]
De toute façon, on ne saurait m'en tenir rigueur : c'est ma contribution à la relance de l'économie française et un acte militant de soutien aux entreprises artisanales puisque ces charmants dessous sont fabriqués en France et faits mains. Défaits aussi d'ailleurs.
[Mode mauvaise foi off]

vendredi 20 juillet 2018

Fifteen minutes of shame


Qu'elle est bien pensée, et tout aussi bien appliquée, cette redoutable idée d'une exquise perversité d'un Très Méchant 1er kyu (comme son paddle marron le prouve) : faire de cette Vilaine Fille l'actrice et la spectatrice de sa propre fessée, face au miroir qui lui renvoie le cruel reflet sans concession de ses quinze minutes de honte... Je les préfère de loin aux 15 minutes de célébrité promises par Andy Warhol !

Double punition fort troublante je trouve, avec un petit côté confesseur administrant le sacrement de pénitence à cette jolie repentante à genoux, inclinée et mains jointes, en signe d'humilité, de révérence et de soumission envers son Autorité Supérieure, son AS de trèfle qui pique son C... pour qu'elle se tienne à carreau.

*****

Il faudra bien que je me décide à accrocher le miroir qui traine derrière mon prie dieu, un de ces jours...

jeudi 19 juillet 2018

Faire ceinture

Ce soir, Mesdames et Messieurs, nous allons essayer d'apprendre une expression. Nous ne la connaissons pas, ni vous, ni moi. Cependant nous allons essayer de l'apprendre ensemble, cette nouvelle expression. Mesdames et Messieurs, l'expression de ce soir est : faire ceinture.

Définition du Wiktionnaire : (Familier) Se priver de quelque chose, de gré ou de force

Mettons-nous en situation :
En ce début de 4ème semaine des soldes d'été, Mademoiselle a (encore) fait quelques emplettes, et Monsieur, lui, a fait les comptes. Ce soir, pour inculquer à Mademoiselle des notions d'économie familiale et la persuader de mieux tenir son budget, Monsieur va donc lui apprendre à faire ceinture. De gré ou de force.



Je ne vois pas d'autre explication.

mardi 10 juillet 2018

Des culottes et déculottée

© Isabelle Follador

Les soldes ne sont plus la Grand Messe de la consommation du temps jadis (celui de quand j'avais vingt ans, mais pas d'argent). Aujourd'hui, en deux semaines, c'est plié, n'y revenez plus. Mon dressing ne s'en porte pas plus mal, à l'inverse de mon tiroir à culottes qui, gueule béante sur un vide abyssal, hurle son désespoir. Car, si contrairement à beaucoup de mes congénères (à ce qu'il paraît), je n'ai pas de culotte fétiche, je suis néanmoins une fétichiste de ce petit bout d'étoffe. C'est qu'il faut bien en porter une pour pouvoir jouir de la honte de se la faire baisser !

Autrefois, j'en avais plein : des petites culottes en soie brodées aux jours de la semaine, des petites culottes Petit Bateau en coton blanc, des petites culottes en tulle ou en satin nouées sur les côtés, des petites culottes avec froufrous et volants, des petites culottes en dentelle avec porte-jarretelles assortis... Mon tiroir regorgeait de trésors, sous lesquels dormaient un French Martinet Jack's Floggers et un tawse tout aussi anglais ! Quel plaisir d'y plonger les mains, de caresser les tissus chatoyants et le cuir autant que le souvenir des cuisants moments qui leur étaient rattachés...

C'est un fait, mon tiroir à culotte est le baromètre de ma libido. Et je suis bien décidée à le remplir à nouveau !  Et comme je ne suis pas la moitié d'une vilaine, il se peut que Grand Méchant Loup tombe nez à nez avec un autre spécimen de son espèce :
 


Lingerie Glam Your Clam ® de Isa Lappalainen
On naît vilaine... ou on ne l'est pas !:-D

dimanche 8 juillet 2018

Attache-moi !

Akira Naka & Gorgone Performance at Sala Clamores, Madrid 2014
from Zor Neurobashing Films on Vimeo

Vu sur le blog Le Rouge et le Noir d'Ana.

Un vrai coup de foudre, longtemps après cette première découverte bouleversante au hasard d'une nuit d'insomnie, sur Arte, de Haruki Yukimura & Nana-Chan - Rituel érotique au Japon, par Xavier Brillat, que je ne parviens plus à trouver en ligne, hélas. Tellement marquant que je me souviens encore précisément du moment, du contexte.

C'est tripal. Et tellement, tellement, tellement plus que les mots sont incapables de dire cette transe extatique ; il faut le voir, il faut le vivre, l'éprouver, le ressentir au plus profond de soi, s'abandonner dans une sorte d'état hypnotique qui porte bien au delà de l'érotisme.

samedi 30 juin 2018

Ça s'en va et ça revient


© Jean-Louis MEYER

Qu'est-ce qui fait que l'envie, cette envie d'être grondée-troussée-basculée-fessée-et-plus-si-affinités, s'en va... puis revient ? Mais s'en va-t-elle vraiment ? Les quelques spankers avec lesquels je m'en suis entretenue ça et là au fil de mes errances virtuelles m'ont assené cette vérité (faute de pouvoir m'asséner autre chose) : cette envie là est comme un petit animal hibernant ; elle peut décliner jusqu'à paraître avoir totalement disparu pendant certaines périodes de temps peu propices à son épanouissement, mais - la nature immuable de la chose étant bien faite - elle survit toujours à cet état léthargique en se nourrissant d'elle-même "à l'insu de son plein gré", puisant dans ses réserves fantasmatiques aussi bien que dans ses souvenirs la force de sortir de ce long sommeil aussi vive qu'avant. 

Je m'incline après m'être longtemps cabrée devant cette théorie scabreuse : ces Messieurs ont raison (pour une fois) !

Alors voilà : au grand bestiaire des jeux-de-mains-jeux-de-vilains, certaines ont des papillons dans le ventre ; pour ma part, c'est plutôt un hérisson ! Une envie à l'allure générale hésitante (j'y vais... j'y vais pas ?), qui sinue lentement sur les chemins de traverse, survit à l'hiver du désir, pique parfois un peu l'idée préconçue d'une sexualité conventionnelle avide de normalité dans sa crainte de la déviance et de la perversion.

En conclusion, sauvons les hérissons.

vendredi 29 juin 2018

Gif du vendredi


Ah, le baisser de petite culotte blanche des vilaines filles... Messieurs, par temps de canicule, pensez à découvrir ces demoiselles ! :-p
(l'application d'un linge mouillé est également vivement recommandé)

lundi 25 juin 2018

Abonné absent

© Natasa Georgopoulou
CHAIR AFFAIRS project





Il est là. Et ailleurs... Présent, absent.

Heures trop courtes, quelques soupirs à peine...
Arrêter le temps, course folle vers un mur si près de s'abattre sur nous. Compte à rebours...
Mais je n'y pense pas, mais j'oublie, mais je ne sais rien et ne veux rien savoir de ce qui n'est pas, pas encore, pas du tout peut-être si j'y crois assez. Si seulement !...
Et je te tiens tête, juste pour te retenir quelques minutes de plus, une poignée de secondes d'éternité...
Après. Tu me montreras ta main en souriant, politesse du désespoir... Toi et moi, chacun derrière son masque, feignant d'ignorer cette chose plus forte que nous, plus forte que toi mon beau, mon fort, mon Shaft, et dont tu crèves, et dont je crève aussi. Premiers soins... Vivre vite et en silence puisque tout est déjà dit et que tout est déjà joué !

Tu es là. Et ailleurs. Absent, définitivement. Tous les matins du monde...

Il y a les matins où le café semble plus amer...
Il y a les matins où il n'y a plus quelque part, quelqu'un...
Il y a les matins sans horizon...
Il y a les matins naufrages...
Il y a les matins qui semblent une nuit sans fin...
Il y a les matins de trop...
Il y a les matins en noir et blanc...
Il y a les matins à quoi bon ?...
Il y a les matins atones, aphones...
Il y a les matins dans l'ombre du souvenir...

Il y a, tous les matins du monde, "Je vous aime"...
"Je vous aime".

Il n'y a pas un matin sans toi.

vendredi 21 novembre 2014